Le Forum de Dakar pour des partenariats Europe-Afrique

Le Forum de Dakar pour des partenariats Europe-Afrique

Pari réussi autour de l’innovation à Dakar, le Forum organisé sous l’égide du chanteur-entrepreneur Youssou Ndour a drainé du monde et suscité des vocations et des ambitions. En partant de la base même de l’économie sénégalaise (l’agriculture et le tourisme) il s’est agi de de baliser la voie par des partenariats gagnant-gagnant inter-entreprises africaines et européennes.

Au jour II du Forum de Dakar, dans le cadre somptueux du King Fahd Palace, l’agriculture et le tourisme ont été en vedette, avec pour objectif de créer des synergies entre pouvant impulser le développement économique alors que le Sénégal se prépare à l’avènement du pétrole et d gaz. Dès l’ouverture de la session consacrée à l’ « AgriFood pitching », c’est un public jeune en majorité qui a décliné ses ambitions d’être parmi les leaders mondiaux dans un secteur encore marqué par une production traditionnelle. Les innovations, startups et projets présentés au public ce jeudi 25 avril 2019 augurent d’un avenir meilleur, notamment impulsé par les technologies numériques. Ainsi des projets de pisciculture par la productions d’alevins dans les champs maraîchers sans grands moyens, à partir d’un modèle développé à Mbodiène, ou de la production avicole (jusqu’à 50 000 poulettes tous les 45 jours) à Bayakh, jusqu’aux fraises, rien n’a été jugé moins important pour alimenter les cuisines qui sont au cœur de l’activité touristique. Cette chaine exhaustive qui a été déclinée dans les présentations démontre la profondeur de la réflexion qui s’est bouclée sur la sempiternelle question du financement. Celle-ci a reçu réponse auprès de l’Agence de développement belge, 1er partenaire du Forum. Au bout des différentes communications, il ne fait plus l’ombre d’un doute que le potentiel est là. D’autant que la conjoncture s’y prête, à l’issue de la Phase I du Plan Sénégal émergent (PSE), ainsi que l’ont présenté les organisateurs. A savoir : un bon cadre institutionnel, la facilitation de l’accès au foncier, l’existence de trois agropoles, des infrastructures de transport, une économie diversifiée, le profil de consommation d’une classe moyenne en augmentation, des réseaux de distribution performants, ainsi que des offres de formations autant publics que privés. A l’heure où s’ouvre la Phase II du PSE, la deuxième édition qui a regroupé des profils aussi diversifiés s’avère déjà prometteuse de synergies pour booster le secteur, en particulier par la promotion d’agri-startups qui vont croiser leurs expériences. D’autant que les Pme et Pmi, ont échangé sous l’œil des as de l’écosystème numérique, dont la Sonatel, le Fongip et la Délégation générale à l’entreprenariat rapide (DER) Jeunes et femmes.