Maroc – Patronat : Salaheddine Mezouar et Faïçal Mekouar un duo de choc à la conquête de la présidence de la CGEM.

Maroc – Patronat : Salaheddine Mezouar et Faïçal Mekouar  un duo de choc à la conquête de la présidence de la CGEM.

L’ancien ministre des affaires étrangère du Maroc et Président de la COP22, Salaheddine Mezouar et son colistier Faïçal Mekouar ex vice-président général  en campagne pour la présidence de la CGEM ont rencontré, ce samedi 21 avril, les adhérents  de la CGEM Marrakech-Safi, de l’Afem et Fédération du tourisme. Le duo dit «de choc » ou encore «  complémentaire » a exposé sa vision et son programme, mais a également écouté les acteurs économiques locaux venus nombreux. Synthèse.  

Salaheddine Mezouar et Faïçal Mekouar sont en compétition avec le binôme Hakim Marrakchi et Assia Aiouch Benhida pour succéder à l’industrielle Miriem Bensalah Chaqroun à la tête de la Confédération Générales des entreprises du Maroc (CGEM) le 22 mai prochain.

Pour ce duo favori, la CGEM doit assumer son rôle de locomotive dans l’économie nationale. « Le grand défi, c'est de relancer la confiance, préserver et conforter le poids de la CGEM, procéder à une réorganisation interne avec une meilleure interconnexion avec les régions », souligne Salaheddine Mezouar. Et ce, tout en consolidant l’ouverture de l’économie nationale vers l’internationale en général et vers l’Afrique en particulier.

Le duo Mézouar-Mékouar s’engage à accorder au secteur privé la place méritée. "Pour que le Maroc soit fort, il faut que son secteur privé soit fort", estime l’ancien patron de la COP22 qui préconise de l’audace.

Salaheddine Mezouar de préciser qu’il faut oser « créer des chocs, chocs de simplification avec la remise en question des rôles des CRI (centres régionaux d’investissements) » qu’il estime « aujourd'hui phagocytés par les administrations qui leur avaient attribué des pouvoirs ». Pour lui, les guichets uniquement dont on se glorifié hier, ne remplissent plus leurs missions originelles pour des raisons internes et externes, et ce dans un contexte où il faut de plus en plus aller vite.

« Passer du guichet unique à la signature unique »

« Il faut passer du guichet unique à la signature unique en privilégiant la notion du temps », préconise Salaheddine Mezouar. L’idée pour lui et son colistier étant de « remettre à plat toutes les procédures »,  pour permettre une meilleure gestion des délais et « opérationnalité » des acteurs économiques.

Le couple Mékouar-Mézouar avance également l’idée de « création d'un fonds de garantie est nécessaire pour oxygéner en permanence le tissu économique en général et les PME particulièrement », et contourner les soucis de trésorerie liés à la problématique du financement, en partie aux délais de paiements. « Il y a urgence à trouver des solutions pour la viabilité durable de nos TPE, PME… », estime Mékouar.

Un binôme aux expériences complémentaires

La thèse de Faiçal Mékouar selon laquelle l'avantage du binôme qu’il forme avec Mézouar, c’est leurs expériences complémentaires, est largement partagée par les opérateurs de la région de Marrakech-Safi. 

La PME est une des priorités du duo pour relancer la machine.

«Le Maroc doit soutenir et s’inspirer du secteur privé», restent convaincu le duo qui soutient qu’ « une économie, c'est aussi des relais de croissance ». D’où l’importance de « prendre à bras-le-corps pour aller vers les nouvelles économies ».

Salaheddine Mezouar et Faïçal Mekouar veulent « servir l'entreprise marocaine », mais aussi «soutenir le pays qui doit encore grandir ». Et cela commence par la CGEM demeurent-ils convaincus. «Une CGEM qu’il faut porter et faire grandir à l’international. Il faut de l’ambition pour cette organisation », rappelant que le contexte à bien changer et il faut aujourd’hui lus de rigueur.

Le duo s’est dit heureux d’aller à la rencontre des acteurs économiques des régions par foi à la région à placer au centre des préoccupations. Pour eux, il n’y a pas croissance inclusive sans la région. Ils ont eu des sons de cloches des différentes organisations représentatives et secteurs et repartent convaincus  d’avoir bien fait passer leur message.

 

Cheikh Mbacké SENE