Crise en Guinée Bissau – La CEDEAO somme le Président Vaz de nommer l’opposant Aristide Gomez comme Premier Ministre.

Crise en Guinée Bissau – La CEDEAO somme le Président Vaz de nommer l’opposant Aristide Gomez comme Premier Ministre.

Le Président bissau-guinéen José Mario Vaz a nommé un nouveau Premier ministre, Aristide Gomez, selon un communiqué final à l'issue d'un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, samedi à Lomé, après des discussions destinées à régler la crise politique qui dure depuis des années. Cette décision de nommer un chef de gouvernement de consensus permettra, espère la CEDEAO, de désamorcer la situation de crise qui expose le pays à une instabilité dangereuse depuis quelques semaines. M. Vaz a également annoncé la tenue des élections législatives le 18 novembre 2018. "En outre, la conférence a pris note de ce que l'ensemble des acteurs politiques a également décidé de l'ouverture du Parlement le 19 avril 2018 pour statuer notamment sur les points liés à la nomination des membres de la Commission électorale et de la prorogation de la législature", ajoute le texte lu à la fin du sommet, présidé par le chef de l'Etat togolais et président en exercice de la CEDEAO, Faure Gnassingbé. Les chefs d'Etat ouest-africains ont "pris note de ces décisions et dates qui feront partie de la feuille de route" et ont appelé "l'ensemble des acteurs à travailler pour ramener la stabilité dans le pays". La Guinée-Bissau, petit Etat d'Afrique de l'Ouest, traverse des turbulences politiques depuis la destitution en août 2015 par le président Vaz de son Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir), auquel M. Vaz appartient également. José Mario Vaz a depuis lors nommé plusieurs Premiers ministres, dont le dernier fin janvier, Augusto Antonio Artur Da Silva. Les partis signataires d'un accord de sortie de crise conclu à Conakry en octobre 2016 ont jusqu'ici refusé de le soutenir. Cet accord prévoit une "procédure consensuelle" pour choisir un Premier ministre "ayant la confiance du président" et devant rester en place jusqu'aux élections législatives. (Voaafrique.)