Groupe OCP – Une nouvelle révélation sur l’affaire du «Cherry Bloom»

Groupe OCP – Une nouvelle révélation sur l’affaire du «Cherry Bloom»

Le Groupe marocain OCP aurait déboursé 79 000 dollars pour récupérer sa cargaison de phosphate bloqué à Port Elizabeth depuis mai 2017. 

C’est certes un dénouement heureux du conflit opposant le groupe marocain OCP et les autorités sud-africaines. Le géant du phosphate a pu récupérer une cargaison bloquée à Port Elizabeth à Prétoria depuis le 08 mai 2017, suite à une plainte du Polisario. Non sans avoir casqué une somme de 79 001 dollars qui représenterait selon nos sources de note des frais judiciaires.

Derrière cette saisie de l’Afrique du Sud ennemie du Maroc dans le dossier du Sahara, se trouve la main du Polissario. Ce dernier grand bénéficiaire de cette opération avait été heureux de mettre la main sur la cargaison de 5,5 millions de dollars et avait même tenté de l’écouler aux enchères. Les recettes de cette opération devaient être réparties entre le Polisario (50%), à hauteur des frais judiciaires, alors que les 50% restants serviraient à la couverture des frais de l’armateur.

C’était sans compter sur l’intuition et la prudence des acheteurs potentiels de peur de tomber sous le coup de la loi pour… recel. Le transporteur britannique, manipulé dans cette histoire, harcelé et bloqué, avait à son tour tenté de s’en débarrer en vain pour recouvrer ses honoraires. C’est lui d’ailleurs qui a été sommé par le tribunal provincial de Port Elizabeth de payer un dollar symbolique et les frais de justice évalués à 79 000 dollars. Somme que l’OCP a finalement réglé pour accéder vite à sa marchandise.

Un retour à la raison de la justice sud-africaine

Les premières décisions de justices avaient été en déphasage avec la réglementation international et la convention de l’ONU sur le droit de la mer est claire. Puis qu’en effet l’article 17 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer énonce que: «Les navires de tous les Etats, côtiers ou sans littoral, jouissent du droit de passage inoffensif dans la mer territoriale» d’un autre pays. Dans son article 24, la Convention souligne aussi: «L’Etat côtier ne doit pas entraver le passage inoffensif des navires étrangers dans la mer territoriale, en dehors des cas prévus par la Convention. Il ne doit pas imposer aux navires étrangers des obligations ayant pour effet d’empêcher ou de restreindre l’exercice du droit de passage inoffensif de ces navires, d’exercer de discrimination de droit ou de fait contre les navires d’un Etat déterminé ou ceux transportant des marchandises en provenance ou à destination, ou pour le compte d’un Etat déterminé».