Fiscalité en Afrique: six mesures pour accroître les recettes publiques

Fiscalité en Afrique: six mesures pour accroître les recettes publiques

Jusqu’à 99 milliards $ ( 50 000 milliards FCFA) par an. C’est de que l’Afrique pourrait gagner en adoptant de meilleures politiques fiscales. Voilà ce qui ressort  du rapport de la conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement, organe de la Commission économique de Nations Unies pour l’Afrique (CEA) , qui a tenu ses assises du30 au 26 mars 2019. Pour cela, six domaines clés renforcés par le recours aux outils numériques sont préconisés, dans un soucis de préservation de la stabilité macroéconomique et de croissance accélérée et soutenue.

 Dans ce document  intitulé « la politique budgétaire au service du financement du développement durable », cette COM19 préconise des interventions susceptibles de générer un accroissement  des recettes fiscales et non fiscales. Ce sont entre autres, tout d’abord l’alignement et l’ancrage de la politique budgétaire sur le cycle économique, c’est-à-dire dans les stratégies nationales de financement à moyen terme, pour tirer pleinement profit de l’ensemble des recettes. L’élargissement de l’assiette fiscale vient en deuxième lieu, avec une orientation vers les secteurs difficiles à taxer, notamment l’agriculture, le secteur informel, l’économie numérique et les ressources naturelle. Bien évidemment, cela implique en même temps la réévaluation, voire la suppression des incitations fiscales comme certaines exonérations s’avérant parfois inefficaces et sources d’évasion fiscale/Troisièmement  le suivi du recouvrement peut être amélioré grâce à l’investissement  dans les meilleures méthodes de collecte de données notamment pour les recettes no fiscales. Le recours aux techniques de numérisation (dématérialisation) vient en quatrième position, mais nécessité une formation des décideurs.