Pétrole – Total veut une dérogation en Iran

Pétrole – Total veut une dérogation en Iran

Total a dévoilé sa position sur le projet gazier South Pars 11 en Iran à la suite de la décision de Donald Trump de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien (JCPOA) et de remettre en vigueur les sanctions américaines applicables avant la mise en oeuvre de cet accord. La compagnie française concède qu'elle ne pourra pas continuer le projet SP11 et devra mettre fin à toutes les opérations qui y sont liées avant le 4 novembre 2018, à moins qu'une dérogation propre au projet ne soit accordée par les autorités américaines.

Cette dérogation pour le projet devra comprendre une protection de la société contre toute sanction secondaire applicable en vertu du droit américain. Total rappelle en effet qu'il a toujours été clair qu'il ne peut pas se permettre d'être exposé à des sanctions secondaires américaines, qui peuvent comprendre la perte des financements en dollars par des banques américaines – qui sont impliquées dans plus de 90% des opérations de financement de Total - pour ses opérations globales, la perte de ses actionnaires américains qui représentent plus de 30% de son actionnariat ou l'impossibilité de poursuivre ses opérations américaines – les actifs américains représentent plus de 10 milliards de dollars des capitaux employés de Total. Dans ces conditions, Total ne prendra pas de nouvel engagement lié au projet SP11 et, conformément à ses engagements contractuels vis-à-vis des autorités iraniennes, se rapproche des autorités françaises et américaines pour examiner la possibilité d'obtenir une dérogation propre au projet. Total souligne par ailleurs que ses dépenses engagées à ce jour au titre du projet SP11 ne dépassent pas 40 millions d'euros (part du groupe). En outre, compte tenu des opportunités de croissance qui ont été saisies par Total ces derniers mois, Total confirme qu'un retrait du projet SP11 n'aurait pas d'impact sur son objectif de croissance de production de 5% en moyenne par an entre 2016 et 2022.