Le pétrole en baisse après un apaisement des tensions en Syrie

Le pétrole en baisse après un apaisement des tensions en Syrie

Les prix du pétrole ont nettement baissé lundi après avoir atteint des sommets la semaine dernière, les investisseurs étant rassurés par l'absence d'escalade militaire en Syrie suite au bombardement mené par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a terminé à 71,42 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,16 dollar par rapport à la clôture de vendredi.  Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour l'échéance de mai a perdu 1,17 dollar à 66,22 dollars.  Le pétrole avait terminé la semaine dernière à son plus haut niveau depuis décembre 2014, du fait de tensions géopolitiques croissantes, qui ont vu les Etats-Unis et leurs alliés français et britannique tirer durant le weekend une centaine de missiles sur des sites militaires et des centres de recherche du régime syrien. Par ailleurs, la publication lundi d'un rapport de l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) sur la productivité dans les activités de forage a poussé un peu plus les prix vers le bas, selon les spécialistes.  Ce rapport montre qu'au rythme actuel de forage les Etats-Unis vont produire chaque année 1,5 million de barils de schiste supplémentaires, ce qui a un effet très négatif pour les marché. Tous types de pétroles confondus, les Etats-Unis ont produit 10,53 millions de barils par jour (mbj) selon un rapport hebdomadaire de l'EIA publié mercredi dernier, un niveau historiquement élevé. Au niveau actuel des prix du pétrole, la production américaine de schiste va continuer à monter et la part de marché des membres de l'OPEP va continuer à s'éroder, selon toujours les spécialistes.  L'Organisation des pays exportateurs de pétrole, associée à d'autres producteurs non-membres du cartel dont la Russie, a décidé fin 2016 de limiter sa production afin de résorber les stocks excédentaires et tenter ainsi de redresser le prix.  Signe d'une hausse de la production américaine dans un futur proche, le nombre de puits de pétrole actifs aux Etats-Unis a augmenté de 7 unités à 815 puits lors de la semaine du 13 avril, d'après la société américaine Baker Hughes.