Les prix des produits agricoles augmenteraient de 2,2% en 2018

Les prix des produits agricoles augmenteraient de 2,2% en 2018

Les prix des produits agricoles devraient augmenter de 2,2% en 2018 aprèstrois annéesde stabilitérelative, estime la Banque mondiale dans son rapport trimestriel Commodity Markets Outlook, et gagneraient encore 1,3% en 2019. Cette hausse s'inscrirait dans une tendance globalement haussièredes matièrespremières, le pétroleétantattendu à$ 65 le baril en moyenne contre $ 53 en 2017 et resterait à$ 65 en 2019. Les métaux, pour leur part, grimperaient de 9%.

 

Les raisons principales de ce mouvement haussier ? Une croissance mondiale qui s'accélèreet quelques contraintes d'approvisionnement sur certaines filières, tous produits confondus. D'ailleurs, pris dans leur ensemble, les prix agricoles ont déjàgagné4% au premier trimestre 2018, la plus forte augmentation de ces deux dernièresannées, essentiellement liéeàdes ensemencements de bléet de maïsplus faible aux Etats-Unis, mais aussi àl'impact du phénomènemétéorologiqueLa Niñasur la production de bananes en Amériquecentrale et de graines de soja en Argentine, précisele rapport.

D'ici 2020, les produits ne regagneront pas leurs pertes post-2011

Si on prend chaque grand secteur agricole, la Banque mondiale estime que les prix des céréalesseront en hausse de 7,5% en 2018 puis de 1,8% en 2019, les oléagineuxet tourteaux de 4% puis 1,5% notamment àcause d'un approvisionnement étroiteen graines de soja, les boissons demeureraient globalement inchangésen 2018 avant de gagner un petit pour cent l'annéeprochaine.

Sur le moyen terme, les prix nominaux des produits agricoles se renforceraient de 5% d'ici 2010, ce qui pourrait sembler honorable mais est en réalitéun petit gain par rapport aux baisses post-2011.

Et la Banque estime qu'elle a peu de chances de se tromper dans ces prévisions. En effet, la volatilitédes prix, calculéesur des donnéesmensuelles sur plus de 20 matièrespremièresagricoles, est àson niveau le plus bas, historiquement parlant, sauf si le baril partait en flèche. Le risque de La Niña, agitéil y a quelques mois, ne s'est matérialiséque sur les bananes en Amériquecentrale et sur les graines de soja en Argentine.

En outre, au plan mondial, l'impact sur les cultures agricoles de l'utilisation croissante de terres pour la production de biocarburants diminue actuellement. "Aprèsdes taux de croissance àdouble chiffre de la production de biocarburants, l'intérêtpour ces derniers a diminuéces récentesannées, avec une augmentation de la production qui s'est ralentie considérablementen raison des faibles prix de l'énergieet de la prise de conscience progressive chez les décisionnairesde l'intérêtlimitédes biocarburants au regard de l'environnement et de l'indépendanceénergétique."