Pétrole - Découverte majeure au large de Bahreïn

Pétrole - Découverte majeure au large de Bahreïn

Le volume de pétrole récupérable techniquement et économiquement reste à confirmer, mais les réserves probables sont évaluées à 80 milliards de barils (l’équivalent des réserves prouvées de la Russie), selon les éléments rendus publics par l’Autorité nationale du pétrole et du gaz de Bahreïn (Noga), associée aux consultants de DeGolyer et MacNaughton, ainsi qu'à Halliburton et Schlumberger. Un réservoir principal de gaz et deux poches situées en dessous pourraient contenir 280 à 560 milliards de mètres cubes de gaz naturel. 

Situé dans des eaux de faible profondeur au large des côtes ouest de Bahreïn, ce champ s'étend sur une surface de 2.000 kilomètres carrés, face au littoral de l'Arabie saoudite, géant mondial du pétrole.  Le nouveau gisement dépasse en réserves l'autre champ pétrolier actuellement exploité à Bahreïn. Baptisé Bahreïn Field, ce dernier avait été découvert en 1932 mais ne renferme que quelques centaines de millions de barils.

Le Bahreïn extrait actuellement quelque 50.000 barils d'or noir par jour de son champ Bahrain Field.  Le petit royaume, dont 80% des revenus proviennent du pétrole, bénéficie également de 150.000 barils/jour supplémentaires du champ pétrolier d'Abou Safa qu'il partage avec son grand voisin saoudien.  Les autorités de Bahreïn avaient annoncé avec fracas dimanche une importante découverte pétrolière, en promettant d'en détailler les éléments mercredi. 

Si les autorités bahreïnies estiment la production du nouveau champ à un pic de 200.000 barils / jour, certains spécialistes comme  JBC Energy, le centre de recherches de Londres, s'interroge sur la proportion de "pétrole récupérable" des réserves annoncées. 

Toutefois, la taille du gisement est néanmoins une assurance sur l’avenir pour ce petit royaume, qui tire déjà 80% de ses revenus de la production pétrolière (50 000 barils par jour). Bahreïn, qui bien n’étant pas membre de l’Opep, participe tout de même à l’accord de réduction de la production impliquant notamment le cartel d’exportateurs et la Russie.