Le Vénézuela peine à rentabiliser l'exploitation de son pétrole et les Etats Unis appuie sur la plaie.

Le Vénézuela  peine à rentabiliser l'exploitation de son pétrole et les Etats Unis appuie sur la plaie.

Le Venezuela  peine à rentabiliser l'exploitation de son pétrole extra-lourd et de ses sables bitumineux depuis la baisse des cours du pétrole, bien que son sous-sol renferme les plus importantes réserves au monde (300,9 milliards de barils, soit 17,7% des réserves prouvées mondiales). 

La production de pétrole du Venezuela est tombée le mois dernier à son niveau le plus bas depuis 28 ans, sous les deux millions de barils par jour. À la fin des années 1990, le Venezuela produisait quotidiennement jusqu’à plus de 3 millions de barils : un million de plus qu’aujourd’hui. Une situation peu anodine lorsque l’on analyse le rapport qui unit le pays de Maduro et les grandes puissances américaines et européennes.

Le Venezuela fait face à une dette extérieure exorbitante, une production d’or noir qui a chuté à moins de 2 millions de barils par jour du fait de plusieurs facteurs endogènes et exogènes, une gestion chaotique et un manque d’investissements. En effet, le vénézuela subit déjà des sanctions financières américaines visant notamment le président Nicolas Maduro, ainsi qu'une interdiction pour les citoyens et entreprises des Etats-Unis d'acheter de la dette publique vénézuélienne. Mais couper le flux de pétrole vers le voisin du nord, principal client du Venezuela, c'est toucher le nerf de la guerre: le brut apporte 96 % des recettes de l'Etat. Selon l'Agence américaine de l'énergie, Washington a reçu 600.000 barils par jour de Caracas en 2017, soit un tiers des ventes de pétrole et surtout 75 % des liquidités du Venezuela, explique l'économiste César Aristimuño, pour qui un embargo américain serait "le pire" scénario.

Un tiers de la production - 1,6 million de barils - sert à rembourser la dette contractée auprès de Pékin et Moscou, ainsi qu'à des accords de coopération avec les petits pays des Caraïbes, ajoute l'analyste.