Côte d’Ivoire – L’Etat maintient la filière coton en vie.

Côte d’Ivoire – L’Etat maintient la filière coton en vie.

Le Rapport de la Banque Mondiale montre que le redressement de la production de coton entrepris par Yamoussokro hisse le pays à la 4ème place des pays africains producteurs de coton. L’économie ivoirienne s’est redressée en 2017, avec une croissance d’environ 7,6%.

Le Rapport de la Banque Mondiale sur la situation économique ivoirienne, intitulé “Aux portes du Paradis” de Janvier 2018 met d’ailleurs en avant la performance des politiques économiques. La filière coton est une source importante de revenus pour les agriculteurs. Elle permet une entrée de devises et elle constitue les fondements de l’activité économique dans les bassins de production. 

Le coton, rappelons-le, est une des autres cultures de rente ivoirienne. Derrière le Burkina Faso et le Mali, la Côte d’Ivoire peut produire jusqu’à 500 000 tonnes par campagne, bien que ces chiffres puissent diminuer selon les conditions climatiques. Le secteur a souffert de la baisse du cours du coton de 2014 et la production de coton non transformé a diminué de 30 % au cours de la récolte 2015-2106, passant de 310 000 tonnes en 2014-2015 à 450 000 tonnes. 

Pour la campagne écoulée, la production est repartie à la hausse, avec une augmentation de 5,3% en Côte d’Ivoire. Mais la filière souffre encore de plusieurs tares internes dont la concurrence internationale,  la raréfaction des terres cultivables les aléas climatiques.

Le gouvernement ivoirien prend régulièrement des mesures pour maintenir la tête du secteur hors de l’eau. La météo étant parfois capricieuse, les producteurs peuvent compter sur des politiques économiques incitatives. Parmi elles, la garantie des prix pour les producteurs, à hauteur de 60% du prix CAF (Coût assurance fret), instaurée en 2016 et qui a été une bouffée d’oxygène pour les agriculteurs. Une mesure dont seuls les producteurs de café et cacao bénéficiaient jusqu’alors en Côte d’Ivoire. 

En outre, le coton constitue un coproduit. Ainsi il est à la fois utilisé pour une fabrication humaine mais il sert aussi dans le cadre de l’élevage animal. La filière coton est en crise depuis près de trente ans, en partie en raison des aléas du marché mondial. Pour y remédier, les principaux pays producteurs d’Afrique de l’Ouest  se sont regroupés dès 1998.